ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 8, N°003/Décembre 2022 - 26
ARTICLE ORIGINAL
Aspects sociodémographiques et cliniques de la scabiose à Bangui, Centrafrique
Sociodemographic and clinical aspects of scabies in Bangui, Central African Republic
Peggy Mboli-Goumba Guérendo1, Falmata Lenguébanga Gabouga1, Ornella Pacelli Wandet Kon-Dissoh1,
Bénédicte Yassingou Mawa1, Marcel Mbeko Simaleko2, Léon Kobangué Grenguéto1,3.
1. Service de dermatologie-Vénérologie du CNHU Bangui.
2. Département de santé Publique de la Faculté des Sciences de la sande l’Université de Bangui.
3. Département Essais Cliniques, CERPHAMETA, Université de Bangui.
Auteur correspondant : Peggy Mboli-Goumba Guérendo ; Tél: 75505010 ; E-mail : pguerendo@yahoo.com
Reçu le 08/09/2022 ; Accepté le 19/10/2022
RESUME
Objectifs : Cette étude avait pour but de décrire les
aspects sociodémographiques et cliniques de la
scabiose en milieu hospitalier à Bangui.
Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude
transversale menée du 1er Janvier 2018 au 31
Décembre 2020, portant sur les cas de scabiose. Les
données ont été collectées et analysées par les
logiciels Excel et EPI Info7.
Résultats : Sur 5925 patients suivis dans le service de
Dermatologie-vénérologie, 200 cas de scabiose ont
été recensés, soit une fréquence de 3,4%, avec 98
hommes (49%) et 102 femmes (51%) pour un sex-
ratio de 0,96. Une hausse des cas de scabiose a été
observée entre 2018 et 2020 allant de 1% en 2018 à
2,2% en 2019 et 5,8% en 2020. Les tranches d’âge les
plus touchées étaient celles de 20 à 29 ans (25%) et
de 30 à 39 ans (21%). Les patients venaient du 8ème
arrondissement dans 60 cas (30%) et du 6ème
arrondissement dans 40 cas (20%). Les célibataires
étaient les plus représentés avec 146 cas (73%). Les
élèves et étudiants étaient touchés dans 70 cas (35%).
La notion de prurit familial était retrouvée dans 132
cas (66%). Les localisations de la scabiose les plus
fréquentes étaient les fesses (63%), les mains (50%),
les poignets (48%). La principale lésion élémentaire
était représentée par les vésicules dans 172 cas (86%).
Il s’agissait de la gale simple dans 166 cas (83%). Les
formes compliquées étaient représentées par la gale
généralisée (9%), la gale eczématisée (7%).
Conclusion: La scabiose est présente à Bangui. Le
contage étant fréquent, des sessions d’I.E.C auprès du
personnel de san et de la population s’avèrent
nécessaires.
Mots clés : Scabiose, sociodémographique, clinique,
Bangui.
ABSTRACT
Objectives: The goal of this study was to describe the
sociodemographic and clinical aspects of scabies in
hospital settings in Bangui.
Patients and methods: It was a cross-sectional study
carried out from January 1st, 2018 to December 31st,
2020 on all cases of scabies. Data have been collected
and analyzed using Excel and Epi Info 7 software.
Results: Among 5925 patients being seen in the
Dermatology-venereology unit, 200 scabies cases
were recorded which is a prevalence of 3.4%, with 98
male patients (i.e 49%) and 102 female (i.e 51%) for
a sex ratio of 0.96. An increase in scabies cases was
observed between 2018 and 2020 going from 1% in
2018 to 2.2% in 2019 and 5.8% in 2020. The most
concerned age groups were those from 20 to 29 years
(25%) and from 30 to 39 years (21%). Patients were
coming from the 8th arrondissement in 60 cases (i.e
30%) and from the 6th arrondissement in 40 cases (i.e
20%). The most represented patients were single in
146 cases (73%). Highschoolers and college students
were affected in 70 cases (35%). Familial pruritus
was found in 132 cases (i.e 66%). The most frequent
localizations of scabies were the buttocks (63%), the
hands (50%), the wrists (48%). The main elementary
lesion was represented by the vesicles in 172 cases
(i.e 86%). Simple forms of scabies were represented
in 166 cases (i.e 83%). Complicated forms were
represented by generalized scabies (9%), eczematized
scabies (7%).
Conclusion: Scabies is present in Bangui. Contagion
being frequent, I.E.C sessions among health
professionals and the local population are necessary.
Keywords: Scabies, sociodemographic, clinical,
Bangui.
INTRODUCTION
La scabiose ou gale est une dermatose commune
contagieuse, causée par un ectoparasite, Sarcoptes
scabiei hominis et transmise par contact humain
direct ou indirect [1,2]. Le diagnostic de gale
humaine, la plupart du temps est essentiellement
clinique [2]. Avec ses complications, elle constitue
un problème de sanpublique majeur dans le monde
[3]. C’est ainsi que depuis 2017, elle a été ajoutée à
la liste des maladies tropicales négligées par
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) [4]. La
scabiose est retrouvée dans tous les pays, mais dans
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la plupart des cas dans les pays à revenus limités, où
les conditions de promiscuité augmentent les risques
de contamination, et avec un accès limité aux
traitements efficaces [4]. La scabiose affecte 455
millions de personnes, ce qui fait d’elle une des plus
communes des maladies tropicales négligées [5].
Jusqu’à récemment, il n’y avait que des données
limitées sur l’épidémiologie de la scabiose en
Afrique sub-saharienne [6]. Lors d’une étude
réalisée en 2014 à Bangui (Centrafrique), la
prévalence hospitalière de la scabiose était estimée à
5,88% [7]. C’est dans ce contexte que nous avons
réalisé cette étude en vue de décrire les aspects
sociodémographiques et cliniques de la scabiose en
milieu hospitalier à Bangui.
PATIENTS ET METHODES
Il s’agissait d’une étude transversale de trois ans
allant du 1er Janvier 2018 au 31 Décembre 2020,
réalisée dans le service de Dermatologie-vénérologie
du Centre National Hospitalier Universitaire de
Bangui (CNHUB). La population d’étude était
constituée de tous les patients ayant consulté pour
une dermatose durant cette période. Etaient inclus
dans l’étude tous les patients ayant des dossiers
exploitables et suivis pour scabiose. Les patients
dont les dossiers étaient inexploitables n’ont pas été
inclus dans l’étude. Les données relevées étaient
cliniques et sociodémographiques (âge, sexe, statut
matrimonial, profession, provenance). Le diagnostic
de scabiose était posé sur la base des éléments
anamnestiques et cliniques (prurit familial ou
contage, lésions dermatologiques typiques, sièges
préférentiels). Les données ont été saisies sur Excel
et analysées par EPI-Info7.
RESULTATS
Notre étude a concerné 5925 dossiers de patients
suivis dans le service de Dermatologie, parmi
lesquels 200 cas de scabiose ont été retenus, soit une
fréquence de 3,4% des consultations. Il s’agissait des
patients de sexe masculin dans 49% des cas (98
hommes) et de patients de sexe féminins dans 51%
des cas (102 femmes) pour un sex-ratio de 0,96. Le
nombre de cas le plus important était enregistré en
2020 (tableau I)).
Tableau I : Répartition des patients atteints de
scabiose selon l’année.
Année de
Consultation
Effectif
(n=200)
Pourcentage
2018
13
6,5
2019
53
26,5
2020
134
67
La figure 1 montre que les tranches d’âge les plus
représentées étaient celles des patients de 20 à 29
ans, suivie de celle de 30 à 39 ans.
Figure 1 : Répartition selon l’âge
Par rapport au statut matrimonial, les célibataires
étaient les plus représentés, 146 cas (73%), suivis des
patients mariés, 46 cas (23%) et des veufs (ves), 8
cas (4%).
La répartition des patients selon la profession est
présentée dans le tableau II où les élèves et étudiants
étaient les plus touchés.
Tableau II : Répartition selon la profession
Les patients venaient des huit arrondissements de
Bangui avec une prédominance dans le 8ème (figure
2).
Figure 2 : Répartition selon la provenance
26
18
50
42
30 34
0
10
20
30
40
50
60
0 à 9 ans 10 à 19 ans 20 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 49 ans
≥ 50 ans
5% 8% 8% 9%
15% 20%
5%
30%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
Profession
Pourcentage
Elève/Etudiant
40
Agent de l’Etat
15
Sans emploi
13,5
Cultivateur/Eleveur/Pêcheur
5
Force de l’ordre
1,5
Autres Professions
25
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Données cliniques : La notion de prurit familial était
retrouvée dans 132 cas, soient 66% des patients
atteints de scabiose. Les principales localisations
étaient les mains y compris les espaces interdigitaux,
suivis des fesses (tableau III).
Tableau III : Localisations de la scabiose
Topographie des lésions
Effectif
Pourcentage
Mains/Espaces interdigitaux
143
71,5
Fesses
127
63,5
Poignets
96
48
Cuisses
75
37,5
Coudes
61
30,5
Genoux
54
27
Pieds/Plante
46
23
Organes génitaux externes
42
21
Tronc
39
19,5
Chevilles
10
5
Seins
7
3,5
Visage
7
3,5
Les lésions cutanées observées étaient
essentillement des vésicules (tableau IV).
Tableau IV : Types de lésions observées
Types de
lésions
Effectif
Pourcentage
Vésicule
171
86
Nodule scabieux
36
18
Squame
28
14
Excoriation
27
14
Sillon
5
3
Ulcération
2
1
Le type de gale : Il s’agissait de la gale simple dans 166
cas (83%) de scabiose. Les formes compliquées étaient
représentées par la gale généralisée dans 18 cas (9%),
la gale eczématisée dans 14 cas (7%) et la gale
impétiginisée dans 2 cas (1%).
DISCUSSION
Nous avons réalisé cette étude rétrospective couvrant la
période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020 dans
le service de Dermatologie à Bangui. Au cours de cette
étude, 200 cas de scabiose ont été répertoriés. Les
caractéristiques socio-démographiques et cliniques des
patients ont été étudiées.
Caractéristiques sociodémographiques : Au cours de
notre étude, nous avions eu une prévalence de sacbiose
de 3,4%. Kobangué et al en 2014, à Bangui, ont une
prévalence un plus élevé de 5,88% [7]. Une meilleure
prise en charge des patients dans les centres
périphériques pourrait expliquer cette baisse de la
prévalence à Bangui. Une étude menée en France de
2010 à 2012 (période de 3 ans), a révélé 276 cas de
scabiose confirmés pour 23.034 patients ayant consulté
en Dermatologie, soit une prévalence plus faible de
1,2% [8]. Dans notre étude, le diagnostic de gale était
posé essentiellement grâce à des arguments cliniques et
anamnestiques tandis qu’en France, la microscopie
confocale a été une aide au diagnostic de gale, réduisant
ainsi la marge d’erreur. L’augmentation du nombre de
cas de gale entre 2018 et 2020 pourrait s’expliquer par
les déplacements internes causés par les crises militaro-
politiques successives, aggravant ainsi les conditions de
précarité/promiscuité des populations.
Age et sexe : Le nombre d’hommes atteints de gale au
cours de notre étude était légèrement inférieur à celui
des femmes, pour un sex-ratio de 0,96, avec une nette
prédominance chez les adultes jeunes dans les tranches
d’âge de 20 à 29 ans et de 30 à 39 ans. Il est également
noté une présence non négligeable de cas de gale chez
les enfants. Différentes études menées par Kobangué et
al en Centrafrique [7] ainsi que Kouotou et al au
Cameroun [2] ont par contre révélé une nette
prédominance masculine avec néanmoins les pics de
cas de gale chez les enfants et les adultes jeunes. Cela
pourrait s’expliquer par la promiscuité en classe dans
nos milieux, et la promiscuité sexuelle chez les adultes
jeunes [2]. Le niveau de contamination chez les enfants
en âge préscolaire pourrait s’expliquer par les contacts
étroits avec les adultes. Les cas de gale chez les enfants
pourraient être sous-estimés du fait que les enfants sont
également pris en charge par le Centre Hospitalier
Universitaire Pédiatrique de Bangui (CHUPB).
Provenance : Les patients venaient majoritairement des
arrondissements les plus peuplés de la capitale.
Misganaw et al en Ethiopie ont retrouvé une prévalence
plus élevée de cas de gale dans les milieux surpeuplés,
expliquant cela par la nature très contagieuse de la gale
et le mode le plus commun de contamination qui se fait
par contact direct [9].
Profession : Les élèves/étudiants, le groupe le plus
sexuellement actif, étaient les plus représentés. Poggiali
et al, qui ont révélé dans une lettre à l’Editeur, des cas
de gale contractés pendant des rapports sexuels,
classant ainsi la scabiose parmi les infections
sexuellement transmissibles [10]. Kouotou et al, dans
leur étude, ont cité une promiscuité sexuelle parmi les
adultes jeunes [2].
Données cliniques : Le prurit familial était retrouvé
dans la majorité des cas (66%). Vu son mode de
contamination (contact direct, rapports sexuels), la
promiscuité et les conditions de vie précaires sont
favorables à la propagation de la scabiose. La pauvreté,
le surpeuplement, les familles nombreuses sont tous des
facteurs qui accroissent le risque de propagation de la
gale [11]. Kobangué et al en Centrafrique [7], ainsi que
Kouotou et al au Cameroun [2], ont également retrouvé
cette notion de prurit familial. Un prurit à
recrudescence nocturne a été retrouvé par Veraldi et al
lors d’une étude sur un groupe de migrants, les
emmenant à suggérer un lien avec l’augmentation de la
température corporelle par l’utilisation de
draps/couvertures [12].
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Au cours de notre étude, les patients présentaient un
polymorphisme lésionnel fait de vésicules, de nodules
scabieux, de squames, d’excoriations, d’ulcérations et
de sillons scabieux. Toutefois, les vésicules étaient
majoritairement représentées (86%). Kouotou et al au
Cameroun, ont classés les lésions en « spécifiques » et
« non spécifiques », les lésions spécifiques permettant
de poser le diagnostic et les lésions non spécifiques
étant témoins de la chronicité de la gale [2]. Les
doigts/espaces interdigitaux étaient les sièges les plus
souvent atteints. Misganaw et al en Ethiopie, ont
également retrouvés une prédominance des lésions au
niveau des doigts [9]. Par contre, dans l’étude de
Kobangué et al en Centrafrique [7], les fesses étaient les
sièges les plus fréquents et les nodules scabieux étaient
les plus représentés. La gale simple était la plus
fréquente (83%). La présence des formes compliquées :
gale généralisée (9%) et autres pourrait s’expliquer par
une dégradation des conditions d’hygiène, et, dans
certains cas une insuffisance d’accès aux soins
médicaux ou un retard de consultation. Ly et al au
Sénégal, ont retrouvé 29.8% des formes compliquées
au début de leur étude [13]. Les gales simples font
souvent objets d’automédication. Ce qui pourrait
expliquer les retards de consultation et les cas
compliqués reçus.
CONCLUSION
Cette étude confirme la présence de la scabiose à
Bangui ainsi que sa fréquence croissante dans la
population. La promiscuité aggravée par les crises
militaro-politiques semble en être une cause. La
connaissance des caractères sociodémographiques et la
reconnaissance des signes cliniques par le personnel de
santé sont indispensables à l’éradication de la scabiose,
devenue un véritable problème de santé publique.
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